Création le 22 septembre 2018 Cité de la musique Philharmonie de Paris

Edouard Signolet, livret, mise en espace
Cécile Pruvot, illustrations
Nicolas Worms, arrangements

DISTRIBUTION
La Symphonie de Poche
Nicolas Simon, direction
Ainhoa Zuazua, comédienne, chanteuse
Sarah Laulan, comédienne, chanteuse
Nicolas Gaudart, comédien
Amaury De Crayencour, comédien

L’œuvre de Wagner est monumentale et la volonté de ce « Ring de poche » est d’extraire de cet univers foisonnant les passages les plus célèbres de l’œuvre. Sorte de reader digest pluridisciplinaire, ce concert spectacle plonge l’auditeur dans un univers wagnérien décalé et ludique.

Réduire. Voici  le premier axe de cet univers miniature. Réduire la musique, et en proposer les plus grands thèmes et leitmotivs, parcourir en une trentaine de minute, quinze heures d’opéra. Donner à entendre, donner envie d’en écouter plus, d’en voir plus. Là où la temporalité   wagnérienne originale peu effrayer, ce condensé extrême donne un échantillon du génie musical et de la richesse de l’œuvre sans jamais la trahir.

Résumer. Voici le deuxième axe de cet univers miniature. Résumer le livret, parcourir les destins épiques et mythologiques de ces trente-quatre personnages. Le livret de Wagner est tout aussi foisonnant que la musique ; avec des intrigues qui se mêlent, des strates temporelles qui se chevauchent, des dieux, des créatures légendaires, des nymphes, des géants, des nains, des hommes… Il est aisé de se perdre dans ce dédale mythologique et dans la démultiplication de ces figures hors norme au destin tragique. Un texte effectuera le lien entre les différents extraits musicaux. Ce texte, au-delà d’être un lien intermusical, est un véritable fil d’Ariane  permettant aux spectateurs de ne pas se perdre dans ce labyrinthe mythologique. Deux comédiens, tels deux bonimenteurs, tenteront de résumer avec humour, l’œuvre wagnérienne.

Chanter. Voici le troisième axe de cet univers miniature. Le ring de Wagner, c’est aussi des voix puissantes et chaleureuses. L’art lyrique est exploité à son maximum avec le Ring, il est donc essentiel de donner à entendre ces voix hors normes qui incarnent ces personnages légendaires. Cette œuvre, de prime abord très patriarcale car la dramaturgie axe son propos principal  autour de (Wotan) dieu des dieux – (Alberich) roi du monde souterrain – et (Siegfried) Demi dieu,  possède néanmoins de puissants personnages féminins, à l’image des Walkyries, vierges guerrières. Cette adaptation a fait le choix de rendre grâce à ces femmes puissantes. Ainsi, les deux bonimenteurs seront accompagnés d’une soprano et d’une contralto qui incarneront tour à tour les walkyries et autres déesses qui représentent l’espoir, l’amour et la justice dans ce livret.

Illustrer. Voici le quatrième axe de cet univers miniature. La place de l’image au cœur de ce spectacle pluridisciplinaire est double. Les images sont à la fois le support décalé aidant la compréhension du livret – telle une bande dessinée au rythme endiablé, elles défileront suivant la rythmique théâtrale des comédiens – mais également le décor émotionnel permettant d’illustrer la puissance musicale. Les illustrations représentent le lien entre tout, entre les textes, les chants et la musique.

Ce Ring de poche est un joyeux détournement dont le but principal est de sensibiliser les public, avertis et non avertis, à une œuvre majeure du répertoire.

Illustrations : Cécile Pruvot