Création St Dizier Février 2016
Reprise Trianon Février 2016
Opéra de Reims Mars 2016

Direction musicale : Nicolas Simon
Chef de chant : Nicolas Chesneau
Mise en scène : Edouard Signolet
Assistanat à la mise en scène : Isabelle Monier-Esquis
Création lumière : Virginie Galas
Scénographie et costumes : Laurianne Scimemi Del Francia
Régie plateau : Jean-Baptiste de Tonquédec
Maquillage : Nadège Garnier

Avec en solistes
Sandrine Buendia, Marion Tassou, Rémy Poulakis, Jean-Baptiste Dumora, Mathieu Dubroca

En choristes
Geoffrey Alligon, Aurore Bouston, Cécile Dalmon, Fabrice Foison, Nicolas Josserand, Anaëlle Le Goff, Cyrille Lerouge, Quentin Monteil, Pauline Nachman, Claire Naessens, Dorothée Thivet, Hugo Tranchant

En instrumentistes
Thibault Maudry |  Simon Milone – Manon Philippe – Stéphanie Padel – Vincent Brun -Camille Fonteneau |  Damien Vergez – David Bahon – Florian Perret – Elise Douylliez |Hélène Barre – Marine Gandon – Marie Kuchinsky | Florent Chevallier – Louison Cres -Mickaël Tafforeau Sylvain Courteix – Benjamin Hébert ou Gwendal Etrillard |  Charlotte Bletton – Manuela Schlotterer Damien Fourchy | Mathieu Franot – Bertrand Laude ou Anne-Sophie Lobbé | Benjamin El Arbi Arthur Heinz – Virginie Resman ou David Moulié|  Pierre Favennec – Jeremy Lecomte Marc Abry | Pierre Michel |  Benoît Maurin – Lucas Coudert

Argument

Une jeunesse jubilatoire Au-delà d’une simple histoire d’amour, Le Petit Duc de Lecoq raconte le passage de l’enfance à l’âge adulte. C’est de cette transition dont il s’agit, traitée avec humour et légèreté : les spectateurs assistent à l’arrivée tambours battants de deux jeunes êtres projetés dans un monde de raison, et devant faire face rapidement à de grandes responsabilités. Comme des Roméo et Juliette version bouffe, Raoul et Blanche sont à peine âgés de 15 ans ; ils se jettent à corps perdu dans l’âge adulte, mais avec la maladresse de l’enfance. L’ambiguïté des rapports amoureux  L’univers du Petit Duc est de prime abord un monde binaire. Les hommes et les femmes y sont séparés : les jeunes filles sont au pensionnat pour recevoir une bonne éducation,
les jeunes hommes partent à la guerre et obtiennent les responsabilités politiques.
Cependant, cette conception duale du monde vole en éclats. Si en apparence le clivage des genres est respecté, le livret donne plus à voir et à entendre car la puissance et l’ouverture du désir adolescent emportent tout sur leur passage. La sexualité enivrante ponctue sans cesse l’œuvre et brise un à un les codes de bonne conduite. La bienséance est sans cesse rappelée, mais c’est avec un plaisir non dissimulé que les hommes aiment les femmes et que les femmes aiment les hommes.  La question du glissement entre les sexes est également posée, et c’est dans cette optique que la direction d’acteur prendra toute son importance. C’est avec gourmandise, jubilation et fougue que les chanteurs s’empareront de cette œuvre et briseront les moules et les clichés d’une société qui, en apparence, est bien ordonnée. La mise en scène cherchera également à appuyer ce glissement sur la question du genre, grâce au travestissement. En effet, certaines femmes interpréteront des hommes et certains hommes interprèteront des femmes. Cet objet artistique n’est pas sans rappeler l’héritage libertin de Marivaux et Beaumarchais.  Une esthétique de l’enfance L’univers du Petit Duc est un univers d’enfance et de jeu. Pour renforcer la naïveté de nos deux héros, nous souhaitons imaginer un espace ludique, sorte de jeu d’éveil pour jeunes gens en devenir. Les spectateurs doivent également être dans cette position de l’adulte qui assiste aux premiers pas fragiles et émouvants de ces enfants vers le monde adulte.

Ce qu’en dit la presse

A NOUS PARIS
LA LETTRE DU MUSICIEN
WEBTHEATRE

Crédits photos : Marie-Louise Le Goff

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