Création Salle pleyel – Cité de la musique février 2012
Reprise CDN de Sartrouville Avril 2013
Tournée Liban mars 2016
Reprise ferme de bel ébat Avril 2017
Tournée clef des chants 2017-2019

Adaptation pour accordéon Pierre Cussac
Avec Ainhoa Zuazua, Mathieu Dubroca ou Arnaud Guillou, Kate Combault, Rémy Poulakis, Amandine Dewasme ou Céline Groussard ou Nicolas Gaudart.

L’adaptation de l’oeuvre de Mozart effectuée par Edouard Signolet s’inscrit dans la tradition des Singspiele qui est une œuvre théâtrale parlée et chantée, proche de l’opéra-comique français. Il se caractérise par l’alternance de dialogues parlés, parfois accompagnés de musique et d’airs chantés, souvent de coloration populaire. Dans cette réécriture, les rôles parlés sont pris en charge intégralement par une comédienne-récitante qui donne corps et chair à l’histoire de cette flûte, sorte de crieuse public, c’est elle qui permet aux spectateurs de pénétrer dans l’histoire par son récit, par sa voix, par son corps. Cette histoire, entièrement contée en français, permet aux jeunes spectateurs de rencontrer de façon littéraire une œuvre féérique digne des plus grands contes orientaux. Un procédé scénographique épuré est mis en place dans une volonté d’ouvrir le spectacle à tous types de lieux, intérieur et extérieur et par extension à tous types de spectateurs. C’est avant tout une volonté de rendre l’opéra démocratique et de briser cet élitisme qui souvent nuit à l’image de cet art très généreux. D’un point de vue esthétique, cette volonté d’épuration (pupitres et costumes de concert) rétablit les codes initiaux du concert récital classique, le spectateur pense qu’il va assister à quelque chose de connu, mais dès que la musique se met en marche les codes se brisent les uns après les autres. C’est donc un spectacle lyrique dans lequel les interprètes s’engagent totalement ; ils sont la voix, le corps et le décor de conte lyrique et théâtral. La transcription pour accordéon La richesse de l’accordéon, instrument polyphonique à soufflet, est d’être capable, à lui seul, tout comme le piano, de réduire une partie orchestrale complexe. Pour la Flûte enchantée, la volonté de Pierre Cussac fut de décaler tout en respectant le texte original de Mozart.

L’accordéon est tour à tour une boite à musique, un orgue de barbarie, un orgue et un orchestre de chambre. L’utilisation de l’instrument permet de faire entendre tantôt un pupitre de cuivre, tantôt un passage de corde. Cette adaptation est d’autant plus possible que la musique de Mozart est teintée d’humour et est écrite pour un effectif réduit. Depuis le début du 20ème siècle, quelques précurseurs veulent sortir l’accordéon de sa réputation populaire et l’élever au rang d’instrument savant. Ces progrès ont permis aux accordéonistes de montrer toutes les possibilités de l’accordéon et surtout de pouvoir retranscrire pratiquement n’importe quelle oeuvre du répertoire classique.

Crédits photos : Franck Blanchard