Création le 28 mai 2016 Philharmonie de Paris.
31 mai 2016 L’ONDE Vélizy-Villacoublay
01 juin 2016 Espace Lino Ventura Garges-lès-Gonesse.

Musique – Mattéo Franceschini
Livret et Mise en scène – Edouard Signolet
Direction – Jean Deroyer
Assistante à la mise en scène – Doroteja Gajic
Costumes – Laurianne Scimemi de Francia
Lumières – Virginie Galas
Avec
Elise Chauvin et Kate Combault – Sopranos
Sarah Laulan – Contralto
Rémy Poulakis – Ténor
Jean-Baptiste Dumora – Baryton-Basse

Argument

L’aventure d’Alice est un labyrinthe joyeusement angoissant où cette dernière est
condamnée à retrouver constamment les mêmes figures. Les chanteurs se transforment à vue, passent en un clin d’oeil d’un personnage fou à lier à un autre. Opéra burlesque et Cabaret lyrique, tout est là pour mettre en valeur une redoutable et jubilatoire folie, pour mettre en lumière un monde où tout est salutairement illogique. « La raison est un poison, le monde est insensé à quoi bon le dresser. Quand on est fou le monde s’ouvre à nous et l’impossible devient possible » dira le chat. (Extrait du livret texte Edouard Signolet)
Le spectacle plonge le spectateur dans un monde où tout se dédouble, se multiplie et s’interroge. A chaque personnage rencontré par Alice correspond un nouveau spectacle. C’est la somme de ces spectacles qui va créer l’unité. Se construisant et se déconstruisant à vue, cet ensemble renforce l’absurdité d’un monde instable où tout peu basculer d’un instant à l’autre.
Au delà de basculer dans un monde merveilleux, Alice tombe dans un univers orchestral où la voix lyrique magnifie l’excès et la démesure des personnages. Le désordre mental qui qualifie ce monde a été un terrain de jeu extraordinaire où toutes les audaces ont été permises.
Dans le processus d’écriture musicale la voix et le traitement du texte sont au centre de la narration. ALICE révèle un jeu continu entre les frontières de la parole et du chant où les interprètes deviennent ainsi de véritables acteurs. Le centre d’intérêt de ce projet est donc la théâtralité, où la représentation et le sujet même de l’œuvre signifient pour les chanteurs une personnification et non une simple narration ou imitation. La grande vivacité des dialogues, la caractérisation des protagonistes et le texte à la fois ludique, visionnaire et savant, permettent à la composition de suivre un parcours d’images constitué d’épisodes musicaux liés entre eux par une cohérence poétique, gestuelle et technique. Un voyage humoristique qui ne doit pas masquer l’enjeu du récit.

Commande de l’orchestre national d’Ile-de-France.
Coproduction Orchestre National d’Ile-de-France et Philharmonie de paris.

Crédits photos : Ted Paczula